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Ces personnages qui dérangent...

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Que se passe-t-il quand la littérature de jeunesse donne la parole à des bourreaux ?  
Des cris et des critiques fussent !
« Mon vœu, le premier de ma vie à venir, est de voir le jour le 20 avril. Parce que c’est la date anniversaire de notre Führer. Si je nais le 20 avril, je serai béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. » Max, Sarah Cohen Scali, Chapitre 1. 
Lorsque le roman Max de Sarah Cohen Scali publié aux Editions Gallimard Jeunesse, commence ainsi, nous avons envie de prendre la poudre d’escampette pour ne pas se mêler des histoires de cet enfant nazi ! Nous avons peur de ce que nous pourrions ressentir face à un personnage aussi détestable. Nous sommes effrayés de laisser un tel livre entre les mains des plus jeunes. Donner la parole à des bourreaux, c’est banaliser la violence et légitimer les crimes !  Que nenni. De telles histoires sont plus riches que nous le pensons…

Le dernier repos de Sarah, Robert Dugoni

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Le dernier repos de Sarah, Robert Dugoni Michel Lafon, Avril 2017
 BONJOUR, BONJOUR !



Une nuit, la jeune Sarah Crosswhite disparaît, seule sa voiture est retrouvée au bord de la route. Rapidement, la police suspecte un homme déjà condamné pour viol. Après un procès, cet homme, reconnu coupable du meurtre de la jeune fille est envoyé en prison. Tracy Crosswhite est persuadée que l’homme emprisonné n’est pas le véritable assassin de sa jeune sœur. Pendant vingt longues années, Tracy enquête sans relâche jusqu’au jour ou le corps de Sarah est retrouvé dans la ville de leur enfance. C’est l’occasion pour Tracy d’essayer de lever le voile sur la disparition et l’assassinat de sa sœur. Dans sa poursuite de la vérité, Tracy devra déterrer des secrets douloureux enfouis depuis tant d’années.
Depuis vingt ans, Tracy vit avec le souvenir de sa sœur disparue. Désormais enquêtrice dans la police de Seattle, elle est convaincue que le procès qui a reconnu coupable un homme du meurtre de sa sœur a été …

Une Fille au manteau bleue, Monica Hesse

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Aujourd'hui dimanche de printemps comme il se doit, je vous présente un roman historique jeunesse publié par les Editions Gallimard Jeunesse, que j'ai beaucoup aimé...


Un roman historique en littérature de jeunesse comme je les affectionne parce qu’il nous laisse entrevoir une autre facette de la Seconde Guerre Mondiale tout en proposant des personnages puissants et uniques. Le genre historique, surtout en littérature de jeunesse est un de mes genres littéraires préférés. C’est avec lui, que j’ai vécu quelqu’une des émotions littéraires les plus fortes, Max de Sarah Cohen Scali ou encore les deux romans de Ruta Sepetys, Le sel de nos larmes et Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre.
Avec La fille au manteau bleue, l’auteure nous mène dans les rues d’Amsterdam sous l’occupation allemande à la recherche d’une jeune fille à l’étoile jaune et au manteau bleue. A notre insu, nous découvrons les secrets d’un groupe d’étudiants qui résiste à l’ennemi, nous pénétrons dans les coulisses du…